Lattes Montpellier | FFBB

Lattes Montpellier

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Coupe de France
Lattes-Montpellier au buzzer
Malgré l’absence d’Endy Miyem, les Flammes Carolo ont livré un combat héroïque avant de céder dans les dernières secondes face à Lattes-Montpellier qui remporte la Coupe de France 2021 dans le sillage...
Rester invaincues
Quatre finales, quatre titres, Montpellier n'a jamais perdu en finale de la Coupe de France. Le club héraultais a donc bien l'intention de faire perdurer cette tradi...
Allemand à la bonne heure
Impériale durant toute la rencontre face à Nantes Rezé, la meneuse belge de Lattes Montpellier Julie Allemand a terminé son récital par le panier de la victoire à moins d...
Hines-Allen déjà au top
Pour son premier match en LFB, l'Américaine de Lattes Montpellier Myisha Hines-Allen a affolé les compteurs. Celle qui a été élue dans le deuxième 5 majeur de la saison 2020 de WNBA pourrait bien être la pièce maîtresse du BLMA cette année.
"Je me suis dit qu'il était temps"
Après Paoline Salagnac et Laetitia Kamba, une nouvelle figure du championnat LFB officialise sa retraite sportive : Fatimatou Sacko. Triple championne de France LFB avec Tarbes (2010), Lattes Montpell...
Serena Manala intègre le Pôle France
Joueuse à fort potentiel, Serena Manala (2,03m, 19 ans) intègre le Pôle France B...
Plus forte que les blessures
"En pleurs à deux minutes de la fin"
"Nous étions comme dans une famille"

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Lattes-Montpellier au buzzer

Corps: 

Y croyaient-elles encore les Flammes Carolo en pénétrant sur le parquet de l’Accor Arena samedi après-midi ? Le matin, au shooting, elles avaient effectué leur ultime répétition sans Endy Miyem. L’intérieure de l’Equipe de France avait alors troqué le short pour le survêtement et ne s’était pas changée quelques heures plus tard à la présentation des équipes. Un forfait catastrophique pour une équipe limitée dans ses rotations intérieures, Christelle Diallo étant également diminuée.

Pour Lattes-Montpellier la proie pouvait sembler facile. Les troupes de Thibaut Petit choisissaient de mettre du rythme, de mettre la pression tout terrain sur leur adversaire du jour et de chercher logiquement des paniers près du cercle en s’appuyant sur leur avantage physique. Mais dans la vie, l’espoir fait vivre. Et l’espoir en basket peut prendre les traits de l’adresse extérieure. Agressées par une Julie Allemand très en jambes (7 pts, 3 pds en 7’), les Flammes se lançaient dans un efficace bombardement extérieur pour faire bien plus que résister.

Le mode défensif portes ouvertes des dix premières minutes (24-25 pour Charleville) finissait par évoluer sans pour autant qu’une équipe ne se détache. Allemand poursuivait pourtant ses raids mais la tendance des Sudistes à envoyer quelques ballons en tribunes (10 balles perdues en première mi-temps) les empêchait de creuser l’écart. D’autant qu’en face Mame-Marie Sy-Diop et ses 36 ans jetait toutes ses forces dans la bataille (35-35, 17’). Mais les efforts et le courage ne suffisent pas toujours et à la sortie d’un temps-mort pourtant pris par Romuald Yernaux Charleville essuyait un 10-0 éclair initié par l’incontournable Allemand.

La capitaine Amel Bouderra se chargeait cependant de conserver le suspense et malgré quatre minutes sans marquer au retour des vestiaires, les Flammes continuaient de brûler. Au point même de reprendre l’avantage. Après une gourmandise malvenue d’Allemand en contre-attaque alors que Montpellier semblait sur le point de s’envoler (49-40), Evelyn Akhator se chargeait de totalement retourner le momentum de la rencontre. La meilleure marqueuse de son équipe en saison régulière initiait un surréaliste 0-15 finalement stoppé par Allemand à quelques secondes de la fin du troisième quart-temps. La meneuse belge, élue dans le cinq idéal de la LFB et récompensée avant le coup d’envoi, faisait à nouveau mouche à longue distance au buzzer pour lancer un money-time rêvé (57-57).

Les fautes commençaient alors à menacer certaines actrices. Ana Dabovic d’un côté était contrainte de rejoindre définitivement le banc tandis que Sy-Diop et Akhator devaient gérer leur agressivité défensive. Une menace, ajoutée à la fatigue, qui n’empêchait pas Charleville de poursuivre son héroïque résistance (71-69, 38’). La finale se jouait même sur une ultime possession et un passage en force qui offrait la Coupe à Montpellier.

Pour la cinquième fois de son histoire le BLMA remporte la Coupe de France, son premier trophée depuis 2016. Un succès qui lui garantit également une place en Euroleague. Une compétition que le club avait choisi de ne pas disputer en 2020/21 mais que le coach Petit et Diandra Tchatchouang avaient avoué avoir hâte de retrouver.

Lattes-Montpellier bat Charleville-Mézières : 75-74

Déclarations d'après-match

Catégorie: 
Surtitre: 
Coupe de France
Date d’écriture: 
Samedi, 24. Avril 2021
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Malgré l’absence d’Endy Miyem, les Flammes Carolo ont livré un combat héroïque avant de céder dans les dernières secondes face à Lattes-Montpellier qui remporte la Coupe de France 2021 dans le sillage de sa MVP Julie Allemand.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">UN MATCH DE FOU FURIEUX <a href="https://twitter.com/BasketLMA?ref_src=twsrc%5Etfw">@BasketLMA</a> s&#39;impose 75-74 et remporte le trophée Joë Jaunay <br><br>Félicitations aux <a href="https://twitter.com/FlammesCarolo?ref_src=twsrc%5Etfw">@FlammesCarolo</a> qui n&#39;ont jamais rien lâché <a href="https://twitter.com/hashtag/FFBB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#FFBB</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/CDFBasket?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CDFBasket</a> <a href="https://t.co/R1n7f5i7Kc">pic.twitter.com/R1n7f5i7Kc</a></p>&mdash; FFBB (@ffbasketball) <a href="https://twitter.com/ffbasketball/status/1385985990053957635?ref_src=twsrc%5Etfw">April 24, 2021</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <iframe src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fffbasketball%2Fposts%2F323776779114755&width=500&show_text=true&appId=213006815545676&height=633" width="500" height="633" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowfullscreen="true" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share"></iframe>
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Rester invaincues

Corps: 

En l'absence des deux épouvantails de LFB, Bourges et Lyon, cette finale de Coupe de France s'annonce plus ouverte que jamais. Si Montpellier part avec la faveur des pronostics et compte bien confirmer ses victoires acquises en championnat face à Charleville-Mézières, Endy Miyem et ses partenaires ont bien l'intention d'avoir leur mot à dire. Hasard du calendrier, le dernier face-à-face entre les deux clubs à eu lieu dimanche et s'est soldé par une victoire de 3 petits points du BLMA. Ça nous promet des retourvailles bouillantes sur le parquet de l'Accor Arena.

Un long chemin jusqu'à Paris
Ne disputant pas de compétition européenne cette saison, le club de Montpellier a débuté la Coupe de France dès le premier tour à Montbrison. Face à ce club de LF2, Hines-Hallen a tout dévasté sur son passage, en 20 minutes passés sur le parquet l'intérieur américaine a cumulé 32 points (11/14 aux tirs, dont 4/4 à trois-points), 7 rebonds, 3 passes et 5 fautes provoquées, 39 d'évaluation. Au tour suivant, Saint Amand, pourtant club de LFB, n'a pas pu rivaliser, Hines-Hallen était au rendez-vous (16 points; 14 rebonds), bien épaulée par le duo Toure-Allemand (29 points, 8 rebonds, 7 passes). Ensuite, et les Montpelliéraines se sont faits une très grosse frayeur face à une généreuse équipe de Charnay. Là encore, Hines-Hallen a pesé lourd sur l'issue du match (28 points et 19 rebonds, 41 d'évaluation). Enfin, l'exploit réalisé à Bourges dans le sillage du duo Allemand-Collier (36 points, 11 rebonds).

16e de finale : Montbrison (LF2) – Lattes Montpellier (LFB) : 71-99
8e de finale : Saint Amand (LFB) – Lattes Montpellier (LFB) : 51-79
Quart de finale : Lattes-Montpellier (LFB) – Charnay (LFB) : 86-84
Demi-finales : Bourges (LFB) – Lattes Montpellier (LFB) : 70-78

Suprématie à domicile
En jouant tous ses matches de Coupe de France à domicile, Charleville-Mézières a bénéficié d'un sérieux avantage. Un avantage que les joueuses de Romulad Yernaux ont su mettre à profit pour se qualifier pour leur quatrième finale en cinq ans. Pourtant en 8e de finale, il aura fallu toute la détermination d'Akhator (19 points et 8 rebonds) pour écarter Nantes du chemin. Les matches suivants ont été plus "faciles". D'abord Villeneuve d'Ascq qui est reparti des Ardennes avec une valise bien lourde (-33), la faute à une Amel Bouderra en mode double-double (10 points et 10 passes) qui a parfaitement conduit la démonstration des locales. Puis Landerneau qui n'a jamais été en mesure de rivaliser face à l'expérience de Mame-Marie Sy-Diop (19 points et 6 rebonds) et ses partenaires.

8e de finale : Charleville Mézières (LFB) – Nantes-Rezé (LFB) : 81-72
Quart de finale : Charleville Mézières (LFB) – Villeneuve d’Ascq (LFB) : 90-57
Demi-finales : Charleville Mézières (LFB) – Landerneau (LFB) : 84-62

Affiche finale Coupe de France 2021

Programme Finale Coupe de France 2021* :
Samedi 24 avril 2021
16h15 : Finale Pros féminines (Trophée Joé Jaunay) - En direct sur la chaine L'Equipe
Lattes Montpelllier (LFB) - Charleville-Mézières (LFB)

19h00 : Finale Pros masculins (Trophée Robert Busnet) En direct sur la chaine L'Equipe
Dijon (Jeep® ELITE) - Lyon-Villeurbanne (Jeep® ELITE)

*sous réserve de modifications TV

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Catégorie: 
Surtitre: 
Finale de la Coupe de France féminine – Trophée Joë Jaunay
Date d’écriture: 
Mercredi, 21. Avril 2021
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Quatre finales, quatre titres, Montpellier n'a jamais perdu en finale de la Coupe de France. Le club héraultais a donc bien l'intention de faire perdurer cette tradition ce samedi face à Charleville-Mézières. Cette finale inédite sera à suivre ce samedi 24 avril à partir de 16h15 sur la chaine L'Equipe.
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Allemand à la bonne heure

Corps: 

#3 - Caroline Heriaud (Roche Vendée)
Intenable en début de match avec la totalité de ses points inscrits lors des 20 premières minutes, la meneuse du RVBC a largement contribué au départ canon de son équipe (26-13, 10'). Elle a également pesé après le repos avec une présence de tous les instants en défense.
18pts (6/10 aux tirs), 4 rebonds, 2 passes et 6 interceptions en 30' - Evaluation : 23
Victoire 84-42 contre Saint-Amand

#2 - Océane Monpierre (Roche Vendée)
La traction arrière du RVBC était injouable samedi dernier. Aux côtés de Caroline Heriaud, Océane Monpierre a également brillé pour permettre aux Tigresses de dominer Saint-Amand. Omniprésente, la meneuse formée à Bourges a noirci toutes les cases de la feuille de stats.
16pts (8/11 aux tirs), 8 rebonds, 4 passes et 3 interceptions en 27' - Evaluation : 26
Victoire 84-42 contre Saint-Amand

#1 - Julie Allemand (Lattes Montpellier)
Sans son tir au buzzer, la prestation de la Belge était déjà un chef d'oeuvre. En ajoutant le panier de la victoire au bout d'une action individuelle de grande classe, Julie Allemand peut légitimement prétendre à un Oscar. Après trois matches sous ses nouvelles couleurs, elle est déjà indispensable.
15pts (5/10 aux tirs), 7 rebonds et 6 passes en 37' - Evaluation : 24
Victoire 62-60 contre Nantes Rezé

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Féminine - Performance
Date d’écriture: 
Mardi, 27. Octobre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Impériale durant toute la rencontre face à Nantes Rezé, la meneuse belge de Lattes Montpellier Julie Allemand a terminé son récital par le panier de la victoire à moins d'une seconde du buzzer.
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Hines-Allen déjà au top

Corps: 

#3 - Jasmine Bailey (Saint-Amand)
Indispensable à Roche Vendée pendant deux saisons, l'Américaine est en train de suivre le même chemin à Saint-Amand. Si les Green Girls n'ont rien pu faire sur le parquer du BLMA, la solide performance de l'arrière a permis aux Nordistes de ne pas sombrer.
20pts (7/12 aux tirs), 9 rebonds, 5 passes en 33' - Evaluation : 26
Défaite 61-75 contre Lattes Montpellier

#2 - Valériane Vukosavljevic (Basket Landes)
Il est des soirs où rien ne peut vous arriver, c'est ce qui s'est passé pour l'ailière des Bleues samedi dernier. Impériale aux tirs (100% de réussite), elle a guidé son équipe vers la victoire. Seule petite ombre au tableau, ses 5 balles perdues en première mi-temps.
28pts (9/9 aux tirs), 3 rebonds, 4 passes et 2 interceptions en 27' - Evaluation : 29
Victoire 85-77 contre Landerneau

#1 - Myisha Hines-Allen (Lattes Montpellier)
Stéphanie Mavunga partie, le BLMA a trouvé sa digne successeure en la personne de Myisha Hines-Allen. Après avoir brillé en WNBA, elle compte bien faire de même en LFB et c'est Saint-Amand, amputé d'Uju Ugoka à l'intérieur, qui en a fait les frais en premier cette saison.
26pts (10/17 aux tirs) et 16 rebonds en 32' - Evaluation : 32
Victoire 75-61 contre Saint-Amand

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Féminine - Performance
Date d’écriture: 
Lundi, 12. Octobre 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Pour son premier match en LFB, l'Américaine de Lattes Montpellier Myisha Hines-Allen a affolé les compteurs. Celle qui a été élue dans le deuxième 5 majeur de la saison 2020 de WNBA pourrait bien être la pièce maîtresse du BLMA cette année.
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"Je me suis dit qu'il était temps"

Corps: 

C'est donc officiel, tu prends ta retraite sportive...
C'est quelque chose qui était réfléchi depuis un moment. J'ai 35 ans, le corps n'est plus aussi frais qu'avant et j'ai eu plusieurs blessures durant les saisons, c'est fatiguant surtout mentalement. Je pense aussi qu'à un moment on aspire à quelque chose d'autre dans sa vie. Ca a commencé la saison dernière et cette année j'ai pris conscience que j'avais besoin de renouveau, de changement. Quand il y a eu le COVID, je me suis dit qu'il était temps.

Entre 2004 et 2020, quelles évolutions y a-t-il eues dans le jeu en LFB ?
Le basket a beaucoup évolué. Le basket féminin est plus rapide, plus fort, plus athlétique. Il y a une grosse évolution par rapport à quand j'ai commnencé. Je faisais partie des plus grandes alors qu'aujourd'hui pas du tout. L'engouement qu'il y a autour du basket a changé, le basket féminin a pris plus d'importance dans le monde du sport.

Et d'un point de vue plus personnel ?
J'ai aussi évolué, je suis passée par toutes les phases. J'ai commencé à 19 ans à la fin de mon adolescence et je finis à 35 comme une femme plus mûre. Il y a eu énormément de rencontres avec des personnes sympas qui ont fait beaucoup de choses pour moi. J'ai été beaucoup aidée et grâce à ces coaches, ces joueuses, j'ai pu faire une carrière comme ça. J'en suis très contente.

Qu'est-ce que tu as le plus apprécié dans ta carrière ?
J'ai tout apprécié. Quand on se dit que c'est la fin on fait un bilan et en fait j'ai tout aimé. C'est bizarre. J'aimais surtout l'excitation des gros matches, le stress, les insomnies. Je me mets beaucoup la pression.

Tes trois titres LFB ont, à chaque fois, été le premier pour le club dans lequel tu évoluais...
J'étais au bon endroit au bon moment (rires). Pour moi le groupe est super important. Dans les clubs où j'ai gagné, il y avait souvent un groupe très fort. Les coaches aussi, mine de rien ils font le boulot. J'ai toujours été bien entourée.

Quels sont tes projets pour la suite ?
Je vais reprendre les études et aussi penser à construire une famille. A 35 ans on a envie d'être maman. J'ai un projet de reconversion mais je ne vais pas trop en dire pour l'instant.

Fatimatou Sacko
Née le 12 avril 1985 à Paris
Intérieure - 1m83

Parcours (404 matches joués en LFB - 6 seléctions en Équipe de France)
2001-2004 Pôle France
2004-2009 Villeneuve d'Ascq
2009-2010 Tarbes
2010-2014 Lattes Montpellier
2014-2016 Villeneuve d'Ascq
2016-2018 Lattes Montpellier
2018-2019 Lyon
2019-2020 Charleville-Mézières

Palmarès
Championne d’Europe U20 2005
Médaille d'argent Euro U20 2004
Médaille d'argent Euro U18 2002
Championne d’Europe U16 2001
Eurocoupe 2015
Championne de France LFB 2010, 2014 et 2019
Coupe de France 2011 et 2013
Match des Champions LFB 2016

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Féminine
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 5. Août 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Après Paoline Salagnac et Laetitia Kamba, une nouvelle figure du championnat LFB officialise sa retraite sportive : Fatimatou Sacko. Triple championne de France LFB avec Tarbes (2010), Lattes Montpellier (2014) et Lyon (2019), la Parisienne, passée par le Pôle France et multi médaillée avec les Équipes de France jeunes, aura joué 16 saisons au plus haut niveau.
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Serena Manala intègre le Pôle France

Corps: 

Internationale U20 en 2019 sous la coupe de Jérôme Fournier, Serena Manala va rejoindre le Pôle France BasketBall à la rentrée 2020. Très grand gabarit (2,03m) et représentant une potentialité pour l’avenir, la FFBB a effectué des démarches administratives auprès de l’INSEP afin que cette joueuse majeure (19 ans) puisse intégrer le PFBB, réservé normalement aux athlètes mineurs.

Elle pourra ainsi s’entraîner au quotidien au sein du Pôle France et évoluera avec les U18 féminines en Ligue Féminine 2 (LF2) entraînées par Grégory Halin. Elle suivra des cours par correspondance afin de poursuivre ses études et sa licence Sciences de l’Éducation.

Jacques Commères (Directeur de la Performance et des Équipes de France) : « Le Pôle France BasketBall Yvan Mainini se réjouit d’accueillir pour la saison 2020/2021 Serena Manala, qui aurait dû participer cet été au Championnat d’Europe U20 au sein de notre sélection nationale dirigée par Jérôme Fournier.  Elle avait participé en 2019 au Championnat d’Europe U20 à Klatovy contribuant largement à la médaille de bronze obtenue en République Tchèque.
Elle intègrera le Pôle France Basketball dans un projet de performance mixant la poursuite de son développement individuel et une participation au championnat de Ligue Féminine 2 »

 SERENA MANALA
Née le 31 octobre 2000 à Paris
Intérieure – 2,03m

Parcours
2009-2013 : Asnières (92)
2013-2015 : Rueil (92)
2015-2018 : Rezé Basket (44)
2018-2020 : Lattes-Montpellier (34)

Palmarès
Médaille de bronze à l’Euro U20 2019 

Catégorie: 
Surtitre: 
Pôle France BasketBall
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Vendredi, 24. Juillet 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Joueuse à fort potentiel, Serena Manala (2,03m, 19 ans) intègre le Pôle France BasketBall pour la saison 2020/2021.
crédit: 
(Crédit : FIBA)
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Plus forte que les blessures

Corps: 

A 10 ans, Ornella Bankolé découvre le basket à Monéteau dans l'Yonne. Repérée pour ses qualités d'appuis et de vitesse, elle intègre le pôle espoirs de Dijon puis le Pôle France en 2012. A sa sortie, le club de Calais alors en LFB lui offre son premier contrat professionnel : "J'étais super contente de signer à Calais, dans un projet qui était intéressant pour moi". Membre de l'Équipe de France U18 durant l'été, elle se blesse au genou (ligament croisé) dès l'ouverture du tournoi face à l'Italie et voit ses rêves de Ligue Féminine s'eloigner. "Ca a été très dur mentalement, je me suis dit "tout mais pas maintenant", j'avais beaucoup d'appréhension de devoir revenir de blessure sur une première saison pro. J'étais très inquiète" se rappelle l'arrière.

Après une rééducation menée à un rythme effréné, elle retrouve le terrain et le maillot jaune et bleu du COB avec lequel elle dispute sept rencontres en fin de saison (6,0 points). "J'ai repris assez tôt, il fallait que je me remette en confiance pour faire quelques matches et être apte mentalement à démarrer la saison d'après. Ca m'a mis en confiance de voir que mon genou tenait, de pouvoir faire quelques minutes". Dans son malheur, elle peut compter sur le staff calaisien qui l'aide à remonter la pente : "Dans la rééducation, l'accompagnement, ils ont été au top. J'ai eu une prépa de ouf tout l'été. Ils m'ont remise sur pied". Relégué en LF2, Calais s'appuye sur une Ornella Bankolé à 100% de ses moyens (11,7 points) mais ne parvient pas à retrouver l'élite contrairement à leur jeune ailière qui tape dans l'oeil de Lattes Montpellier, finaliste des playoffs LFB. "Quand Rachid Meziane m'a proposé le projet j'étais très contente de retrouver un club de Ligue Féminine et en plus au BLMA qui a une belle image" confie-t-elle.

Mais le sort semble s'acharner sur l'Icaunaise qui, après sept matches, est touchée à l'autre genou. "La blessure est plus grave parce que les croisés sont touchés mais aussi un autre ligament et le ménisque. Comme j'avais déjà eu ça, je l'ai beaucoup mieux vécu et j'ai basculé tout de suite. Je savais ce qui allait se passer, ce qu'il fallait faire et ne pas perdre de temps. Mentalement j'étais prête". De nouveau sur pied, elle repart avec détermination sous les couleurs lattoises non sans appréhension : "J'étais un peu inquiète. Est-ce que ça va tenir ? Puis j'étais revenue dans un effectif XXL au BLMA, autour de joueuses fortes et expérimentées". Elle réalise pourtant la meilleure saison statistique de sa jeune carrière (7,5 points et 8,3 d'évaluation en 30 matches), obtient ses premières sélections en Équipe de France lors de l'été 2019 et décroche la médaille d'argent à l'Euro. Mesure-t-elle au chemin parcouru depuis sa blessure quatre ans plus tôt ? "J'y pense quand on m'en parle. C'est derrière moi mais je me dis que je suis passée par pas mal d'épreuves, je suis heureuse d'en être arrivée là même si ce n'est pas la fin".

En septembre, Bankolé intégrera une nouvelle équipe puisqu'elle s'est engagée en faveur de Roche Vendée. Avec le RVBC, celle qui porte le numéro 3 en hommage à ceux qui l'inspirent (LeBron James, Maya Moore, Drazen Petrovic) espère franchir un nouveau palier et devenir une joueuse majeure : "Je pars là-bas pour avoir un autre rôle que celui que j'avais à Montpellier, celui d'une remplaçante qui devait apporter. A Roche Vendée j'y vais pour être titulaire, avoir du temps de jeu et montrer de quoi je suis capable".

Catégorie: 
Surtitre: 
La petite histoire de...Ornella Bankolé
Auteur: 
Par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 25. Juin 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Découvrez les petites histoires qui font la grande histoire de la Ligue Féminine de Basket depuis 1998. A sa sortie du Pôle France en 2015, Ornella Bankolé faisait partie des plus grands prospects du basket français. Deux graves blessures aux genoux n'ont pas entamé son ascension et sa soif de briller au plus haut niveau.
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"En pleurs à deux minutes de la fin"

Corps: 

Bonjour Sandra, que deviens-tu ?
Depuis que j'ai arrêté ma carrière, je me suis formée. J'avais déjà préparé un petit peu ma reconversion. J'ai réussi mon DE JEPS et dans le même temps j'ai été embauchée au Comité Départemental du Calvados où je suis CTF (Cadre Technique Fédéral). J'ai énormément de missions : je m'occupe de la sélection départementale féminine U13, depuis deux ans j'ai lancé le championnat 3x3, j'entraîne la section scolaire départementale dans un collège à Caen, il y a la formation de cadres. Mes journées sont bien remplies.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
On va dire 8. J'essaye de suivre pratiquement tout le monde, filles ou garçons ça n'a pas d'importance. Aujourd'hui je suis coach d'une équipe garçons à Douvres en R2. Il n'y a pas plus la LFB, je suis la JeepELITE, la Pro B. Peu importe le sexe, la catégorie, je trouve toujours du plaisir à regarder le basket.

Quelle est l'adversaire la plus coriace que tu as rencontrée ?
En début de carrière c'est Malgorzata Dydek qui est malheureusement décédée. J'arrivais, j'étais toute nouvelle en sélection et voir quelqu'un a plus de 2m (2m18) c'était impressionnant. Et sur la fin de ma carrière c'est Brittney Griner contre qui j'ai pu jouer quand j'étais à Bourges lors de ma dernière année.

La coéquipière la plus fantasque
(Rires) Il y en a plein ! Il y a Virginie Brémont, Gaëlle Skrela, Fati Sacko... Il y en a eu une mutlitude.

Quel match aimerais-tu rejouer ?
La finale de 2001 du championnat d'Europe. J'étais la rookie de l'Équipe de France. Je me rappelle que j'étais en pleurs à deux minutes de la fin, la victoire était quasi acquise. J'aurais été incapable de jouer, j'étais vraiment en larmes. J'aimerais aussi rejouer une demi-finale du championnat de France avec Montpellier, si c'était à refaire je le rejouerais et changerais forcément le score.

Et celui que tu ne voudrais pas rejouer ?
Je pense que c'est celui qui a plus ou moins mis fin à ma carrière. C'est le dernier match de championnat de NF3 juste avant les playoffs pour la montée (avec Douvres), je me pète la cheville. C'est la première grosse blessure de ma carrière et qui a signé la fin totale. Malgré ça, j'ai quand même joué, strappée, le match de la montée. J'étais censée jouer 3 minutes et j'en ai joué 35 avec une douleur indescriptible. La passion a pris le dessus, je ne regrette pas.

Quelle coéquipière aimerais-tu revoir ?
J'ai perdu de vue Laure Savasta. J'aimerais bien la revoir parce que j'ai presque revu toutes celles qui ont fait partie de l'équipe en 2001, je garde le contact avec tout le monde.

Quelle personne a marqué ta carrière ?
C'est la coach d'Istres, Joëlle Belmonte. Je suis arrivée à Istres après une grossesse, hors de forme. Elle a toujours cru en moi et elle savait que j'allais réussir, devenir une basketteuse professionnelle. Elle m'a accompagnée, encouragée, engueulée comme une maman. Elle était un coach hors normes avec un tempérament terrible mais elle m'a transmis cette passion et cette combativité que j'ai eues sur le terrain dès le départ.

Son parcours (133 sélections en Équipe de France)
1992-1995 Effort du Morne Vert
1995-1998 Bourbaki Pau
1998-2001 Istres (NF1 puis LFB)
2001-2004 Bourges
2004-2006 Puig d'en Valls (Espagne)
Eté 2006 Shinshan (Corée du Sud, WKBL)
2006-2008 Lattes Montpellier
2008-2009 Cesis (Lettonie)
2009-2012 Lattes Montpellier
2012-2013 Arras
2013-2015 Mondeville
Oct-Nov 2015 Bourges

Son palmarès
Championne d'Europe en 2001
Championne de Lettonie en 2009
Vainqueur de la Coupe de France en 2011
Championne de France NF1 en 2000

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Sandra Dijon ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Lundi, 22. Juin 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Championne d'Europe avec les Bleues en 2001, Sandra Dijon a illuminé la Ligue Féminine de son sourire et son talent durant 13 saisons (327 matches). Istres, Bourges, Lattes Montpellier, Arras et Mondeville ont pu profiter de la combativité de la pivot martiniquaise sous les paniers. Installée en Normandie, elle forme désormais les joueuses de demain.
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"Nous étions comme dans une famille"

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Comment vas-tu Ana?
D'abord un bonjour de Croatie à tous les fans français de basket. Je suis donc en Croatie, je prends du bon temps avec ma famille. Ca a été une période incensée partout dans le monde donc on apprécie d'autant plus ce que l'on a et de prendre soin de sa famille et de ses amis. Je vais bien, ma vie a complètement changé maitenant avec des enfants. C'est le meilleur sentiment au monde que d'être maman et j'adore ce role.

Que deviens-tu ?
Depuis que j'ai quitté la France (en 2013), beaucoup de choses se sont passées. J'ai perdu mon père et ça a été la période la plus dur de ma vie. C'est pour ça que j'avais décidé de ne pas revenir en France. J'ai attendu des offres et j'en ai reçu une de Turquie en octobre. Ca m'a permis de rester plus longtemps auprès de ma maman. J'ai joué deux saisons en Turquie (2013-2015), j'ai vraiment apprécié le basket et la vie là-bas même si c'est bien différent de la France où tout est planifié, organisé. J'ai ensuite eu une blessure et j'ai eu une offre de Salamanque mais pour quelques mois seulement et après Noël j'ai signé à Sopron. C'est à cette période que j'ai commencé à penser à ma vie après le basket. J'ai décidé d'étudier et j'ai eu un diplôme de préparateur physique en 2018. Je suis rentrée en Croatie pour ma dernière saison de basket. J'ai aidé une équipe avec des jeunes (ZKK Novi Zagreb) pour laquelle j'avais déjà jouée à 16 ans quand j'ai quitté Split pour Zagreb. Je pense que c'était la meilleure façon de finir. Ca m'a rappelé ma jeunesse quand je ne connaissais rien à l'argent, aux contrats, aux managers... Avec ces jeunes c'était rafraîchissant, les voir jouer, leur donner des conseils, elles m'appellaient "mama". Je les regardais comme mes enfants et j'ai adoré chaque seconde. J'ai donc arrêté ma carrière en mai 2017, je me suis mariée en 2018 puis j'ai eu une fille, Petra. Il y a 4 mois, j'ai eu un garçon, Toma Srecko. Et aujourd'hui je suis la plus heureuse d'avoir ma famille à mes côtés.

Suis-tu toujours la Ligue Féminine ou les résultats d'un club en particulier ?
Je suis autant que je peux mais je dois avouer que ma vie a complètement changé et donc je n'ai pas beaucoup de temps libre. Je suis plus le BLMA (Lattes Montpellier).

Quel est ton meilleur souvenir en Ligue Féminine ?
On pense toujours aux championnats ou aux médailles que l'on a gagnés et bien sûr que ce sont de bons souvenirs. Mais je dirais aussi que l'une de mes meilleures années, là où j'ai adoré jouer au basket, c'était à Mourenx. Cette petite salle, pleine de fans, nous étions comme une famille. Chacun essayait de faire de son mieux pour l'équipe et le club. J'ai ressenti ça aussi à Montpellier. Je pense qu'à la fin d'une carrière, les fans sont ceux qui te montrent réellement combien ils t'apprécient et se rappellent de ton jeu.

Et le pire ?
C'est quand je me suis déchiré le ligament croisé lors de ma première saison à Tarbes. J'ai été opérée, je n'avais que 20 ans et dans cette situation j'ai décidé de signer à Aix-en-Provence pour la saison d'après ce qui a déçu les gens de Tarbes. Donc jusqu'à la fin de la saison on a eu quelques problèmes mais aujourd'hui, je ne pense pas qu'il y ait de mauvais sentiments. Ca s'est fait pour certaines raisons et on apprend tous de nos erreurs. Les fans me le rappelaient chaque saison quand je jouait contre Tarbes, qu'ils n'avait pas aimé que je parte.

As-tu encore des amies qui jouent en LFB ?
J'ai des amies qui jouent dans la ligue française et c'est une des meilleures choses qui reste après avoir joué au basket. Avec certaines tu parles plus, avec d'autres moins et je pense que les réseaux sociaux sont coupables de ça parce qu'on sait tout ce qui se passe dans la vie des autres. Parfois c'est plus facile de ne pas appeler ou envoyer un message parce que tu sais déjà. Je mentionne une personne spéciale pour moi, Ana Maria Filip. Elle est venue à mon mariage, je l'ai connue jeune à Bourges et je peux dire qu'elle a bien grandi. C'est une femme et une joueuse forte. Elle n'abandonne jamais.

Son parcours en LFB
2003-2004 Tarbes
2004-2005 Aix-en-Provence
2006-2008 Mourenx
2008-2010 Bourges
2010-2013 Lattes Montpellier

Son palmarès en LFB
Championne de France LFB en 2009
Vainqueur de la Coupe de France en 2009, 2010, 2011 et 2013

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Ana Lelas ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 10. Juin 2020
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Découverte à Tarbes en 2003, Ana Lelas a joué pendant neuf saisons en Ligué Féminine et porté les maillots du TGB, Aix-en-Provence, Mourenx, Bourges et Lattes Montpellier (216 matches joués). Après une carrière bien remplie qui s'est terminée en 2017, l'ailière est retournée vivre en Croatie où elle a fondé une famille.
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L'Odyssée de Filip

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Nous sommes en 2015, Ana Maria Filip dispute le Championnat d’Europe avec l’Équipe de France féminine 5x5 sous le nom d’Ana Maria Cata-Chitiga. À l’époque, elle porte encore celui de son père Marius, ancien volleyeur roumain de renom vainqueur d’une médaille olympique en 1980. Dernière rotation sur les postes 4 et 5, elle est peu responsabilisée par Valérie Garnier qui préfère associer Helena Ciak ou Diandra Tchatchouang aux indéboulonnables Sandrine Gruda, Endy Miyem et Isabelle Yacoubou. Avec moins de 10 minutes en moyenne passées sur les parquets, la Franco-Roumaine n’est pas aussi impactante durant cette quinzaine que lors de la Coupe du Monde en Turquie un an plus tôt où elle avait excellé, apportant en moyenne 8 points et 6 rebonds par match. Dominées en finale par une irrésistible Serbie, les Bleues ne parviennent pas à mettre la main sur la médaille d’or. Jamais rappelée pour une compétition de cette envergure, la carrière internationale d’Ana Maria Filip avec l’Équipe de France 5x5 touche à sa fin après 35 sélections, notamment du fait de la vive concurrence et l’arrivée de jeunes joueuses à fort potentiel comme Alexia Chartereau, Marième Badiane ou plus récemment Iliana Rupert précipitant son départ du groupe France. Un départ vécu comme une chance de découvrir de nouveaux horizons.

Le besoin de voir autre chose

En 2017, Ana Maria Filip décide alors de prendre le taureau par les cornes. "Je connaissais déjà très bien le 5x5 et je ressentais le besoin de sortir de ma zone de confort et d’expérimenter une autre pratique. J’ai appelé Richard Billant pour lui demander si je pouvais essayer le 3x3 et voir ce que ça donnait. Je savais que c’était un sport très différent mais que ça m’irait très bien." Et pour cause, son profil d’intérieure dynamique et mobile, capable aussi bien de tirer à mi-distance que de prendre la position préférentielle dos au cercle lui permet de dominer dans la nouvelle discipline olympique. Une force dont la joueuse de 30 ans n’avait pas pleinement conscience lors de sa première discussion à ce sujet avec le sélectionneur des Équipes de France 3x3 en 2012. "Richard nous avait dit qu’une joueuse devait être capable de shooter d’à peu près partout, poster, dribbler, défendre. Je me souviens lui avoir répondu qu’il lui fallait LeBron James. C’est pour ça que je n’ai pas vraiment osé mettre un pied dedans à ce moment-là, même si je pense qu’il n’y a pas vraiment de profil type. Il faut avoir certaines qualités que j’ai la chance d’avoir, indispensables pour être performante." Au 3x3, la réussite est fulgurante pour Ana Maria Filip. Sélectionnée pour la Coupe d’Europe à Amsterdam aux côtés de Caroline Hériaud, Alice Nayo et Perrine Le Leuch pour sa première année, elle participe grandement au bon parcours des Bleues qui échouent malgré tout au pied du podium. Mais l’essentiel est ailleurs. Ses premiers pas au 3x3 lui permettent de continuer à porter le maillot Bleu et participer à des compétitions internationales, chose indispensable pour elle. "J’avais besoin de jouer l’été parce que j’aime le basket. L’effet de groupe, voyager dans d’autres pays, gagner des titres. Je suis passée par le Pôle France et toutes les Équipes de France de jeunes et je suis habituée à ça, c’est comme une drogue.

Aujourd’hui troisième meilleure joueuse du Monde au ranking FIBA derrière ses coéquipières Migna Touré et Laëtitia Guapo, médaillée d’or au Championnat d’Europe 2018 et 2019, de bronze à la Coupe du Monde 2019, vainqueur récemment des Women’s Series, elle ne semble pas prête à laisser sa place. "Il y a de la concurrence partout, même dans le 3x3 mais tant que mon corps me permet de faire du basket à haut niveau je vais continuer."

Une expérience à revendre

Seule joueuse de l’Équipe de France 3x3 féminine à compter plusieurs sélections avec les A en 5x5, Ana Maria Filip n’est décidément pas une joueuse comme les autres. Forte de son expérience personnelle, elle partage avec bienveillance son vécu à ses coéquipières et fait désormais office de leader dans le vestiaire. "C’est vrai que d’avoir joué dans les deux Équipes de France est original. Je suis contente d’avoir eu ce parcours et de pouvoir apporter aux filles ce regard différent. Certaines sont encore jeunes et ne savent pas toujours ce qu’il faut faire. Quand j’avais leurs âges, il n’y avait que le 5x5 et j’aurais tellement aimé avoir autre chose à faire les étés plutôt que de couper. C’est ce que je leur répète en boucle. Il faut qu’elles se rendent compte de la chance qu’elles ont de pouvoir jouer à ce niveau l’été parce qu’il y a très peu de camps organisés pour les filles, malgré le fait que l’on soit des joueuses professionnelles." Un constat accablant mais pourtant bien d’actualité que livre une joueuse qui vit à 100 à l’heure.

Après ses saisons de 5x5 passés à disputer un championnat national et une Coupe d’Europe, Ana Maria Filip enchaîne avec l’Équipe de France 3x3 et voit ses temps de repos grandement impactés. Alors qu’elle fêtera ses 31 ans en juin prochain et qu’elle vient d’effectuer son retour à Lattes-Montpellier et par la même occasion en LFB après une saison passée en Pologne, Filip est consciente que cette charge de travail ne pourra pas durer dans le temps. "L’été dernier a été très intense. On a tenu bon en repoussant nos limites. Je ne sais pas si je pourrais refaire ça une deuxième fois, surtout en enchaînant après avec une saison de 5x5." Alors que tous les championnats sont à l’arrêt et les Jeux Olympiques de Tokyo repoussés en 2021 dû à la pandémie de coronavirus, la question ne se posera pas cet été pour Ana Maria Filip. Compétitrice, elle prépare déjà la saison prochaine mais reste dans l’incertitude dans l’attente de jours meilleurs.

Catégorie: 
Surtitre: 
Equipe de France 3x3
Auteur: 
Clément Daniou (FFBB)
Date d’écriture: 
Mercredi, 13. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Internationale française de 5x5 puis de 3x3, Ana Maria Filip (1,94 m, 30 ans) a presque tout connu en Équipe de France. Redoutable dès ses premiers pas dans la nouvelle discipline olympique, elle est vite devenue une véritable leader.

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