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Dans le rétro...

Alain BERAL : “ Je veux que l’histoire du basket soit connue”

11/01/2022
En collaboration avec le site Basket Rétro, le Club des Internationaux vous propose d'ouvrir son livre de souvenir en débutant par l'interview d'un des hommes forts du basket français, le Président de la Ligue Nationale de Basket, Alain Béral. Partenaire privilégié depuis 2005, la LNB partage avec le Club l'intérêt de transmettre l'Histoire de notre club aux plus jeunes.

 Après le Président René LE GOFF, Alain BERAL est devenu l’interlocuteur privilégié des Internationaux. Plusieurs collaborations ont été mises en place : la soirée des Trophées LNB durant laquelle les “anciens” remettent des prix aux lauréats, la présence de nombreux internationaux dans l’équipe des superviseurs des championnats LNB, des Interventions dans les centres de formations... 

C’est l’un des hommes clés du basket français qui a répondu aux questions de Basket Rétro. Alain Béral, Président de la LNB depuis 2011, revient sur sa découverte de ce sport, son arrivée dans le basket professionnel et sa vision sur la transmission du patrimoine du basket français Interview.

Basket Rétro : Bonjour Alain Beral. Afin de mieux vous connaître, pourriez nous dire comment vous avez découvert le basket ?
Alain Beral : C’est très simple ! C’est parce que je me suis marié dans les années 70 avec une fille originaires des Landes. On s’est rencontré par ailleurs bien sûr, mais quand je suis arrivé ici, dans les Landes, je me suis aperçu qu’il y avait deux passions : le rugby et le basket. En tous cas dans mon petit village, il n’y avait même que le basket. D’ailleurs, on y construisait une salle de basket. C’était un sport où l’on pouvait jouer à 5 et même à 10. Au rugby, il fallait un peu plus de surface et de sportifs. J’ai donc découvert ce sport à ce moment-là. Dans la famille, on jouait souvent au basket. C’était à l’époque où Saint-Cyr jouait en Nationale 4. Me voilà donc dans le basket ! Et, on m’a dit qu’ici il y avait un esprit de clocher très fort et qu’il y avait un grand club : Orthez. Je me suis donc retrouvé un jour dans cette ambiance à la Moutète pour des matchs internationaux. C’était assez spectaculaire, je dois dire. Évidemment, je me suis pris au jeu. J’ai trouvé ça vraiment sympa. Chemin faisant, on est venus s’installer dans les Landes. J’ai eu ensuite des enfants. Ils se sont tous mis au basket d’ailleurs parce qu’en fait dans le village les installations étaient de bonne qualité. Et après l’école, ils jouaient aussi au basket. J’ai été adoubé par le sport qui entoure tous les habitants ici avec des derbys, avec des petites histoires et des grandes histoires. Cela a continué dans le sens où je suis devenu chef d’entreprise. Je suis devenu président d’une chaine de restauration qui s’appelle Quick.

BR : La coupe du monde des Landes est un véritable phénomène socio-culturel depuis plus de 70 ans. C’est cet environnement qui vous a également plu ?
AB : Oui. C’est quelque chose d’assez particulier. Avant même le championnat de France, il y a la Coupe des Landes qui est vraiment la référence ici. Figurez vous que mon fils aîné qui a joué jusqu’en Nationale 2 à Mont-de-Marsan s’est qualifié pour la finale de Coupe des Landes à Pomarez. Cela se passe dans les Arènes. Et, ils ont gagné ! Il faut savoir que la Coupe des Landes se finit très tard vers 1 heure du matin. Nous sommes rentrés tard dans la nuit, et le lendemain matin à 7 heures, il y a des gens qui sont venus taper à notre porte en demandant à voir la coupe. Mon fils étant le plus jeune, il avait eu le droit de rentrer le premier avec la coupe chez lui. Il y a donc eu un défilé à la maison. Les voisins sont venus à leur tour. Puis, l’oncle de ma femme, est arrivé avec la larme à l’œil en disant « Elle est à la maison, elle est à la maison ! ». Personne n’avait jamais gagné la Coupe des Landes dans la famille, et il voulait absolument toucher cette coupe. Et c’est là que je me suis aperçu de l’étendue du sujet. C’est un moment très très fort avec des Arènes pleines à craquer. C’est un spectacle digne de ce qu’on peut faire de mieux dans le basket en France. Avant le Covid, cela s’est passé dans les arènes de Dax, c’était télévisé bien sûr. C’est vraiment un moment exceptionnel, tellement fort que lorsque j’étais président d’Orthez, on avait emmené les joueurs dans les Arènes de Pomarez, pour leur montrer la passion du basket dans le Sud-Ouest. On leur disait : « ces gens-là, il faut les respecter. Quand vous voyez ce qu’ils sont capables de faire avec des clubs de National ou même de Départemental, avec des filles ou avec des garçons. De s’arracher sur des parquets pour aller gagner le Graal qu’est la Coupe du monde des Landes, c’est formidable ». 

Lire la suite de l'interview sur le site Basket Rétro