Equipe de France masculine | FFBB

Equipe de France masculine

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Description equipe de france masculin

Tombés au combat

Corps: 
Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.

 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

Corps: 
Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

Corps: 
Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
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Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

Corps: 
Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
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Chapeau: 
A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
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Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

Corps: 

Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
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Bellenger / is / FFBB

La revanche du maudit

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Il n’avait pas digéré sa non sélection aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Et lorsque la pandémie du COVID-19 a entraîné le report de ceux de Tokyo, avec un calendrier NBA incertain, Evan Fournier a, selon ses propres mots, cru qu’il était "maudit".

Alors depuis son arrivée au Japon, et même si l’absence de public a douché son enthousiasme, l’ancien arrière du Magic et des Celtics, croque à pleine dents dans ces Jeux qui l’ont fait rêver enfant. Sur le terrain il a livré deux immenses performances. 28 points face aux Etats-Unis puis 21 unités contre la République Tchèque. Seul l’extra-terrestre Luka Doncic a fait mieux au scoring. A 21 reprises seulement en 59 matches aux Jeux Olympiques la barre des 20 points avait-elle été dépassée. Fournier l’a fait à deux reprises en deux soirées. Et dès dimanche, son entraîneur Vincent Collet célébrait ses louanges : "Evan a été incroyable. Je ne veux pas utiliser des adjectifs trop forts, mais il a réussi des tirs très importants. Pour réaliser ce genre de performance, il faut de la constance, c’est sûr. C’est le plus important. Mais il faut aussi des joueurs qui peuvent mettre des tirs que personne d’autre ne peut réussir."

En NBA Fournier tournait à 17,1 points de moyenne cette saison alors son transfert à Boston et des difficultés liés au COVID ont fait chuter sa production. A Tokyo, le Charentonnais prouve, s’il en était encore besoin, qu’il est un scoreur d’exception. Agent libre, il pourra négocier avec qui bon lui semble à compter du 2 août et signer à partir du 6. Un calendrier qui s’entrechoque avec celui des Jeux. Les médias américains en ont donc rapidement déduit que le Français profitait de la scène olympique pour se mettre en valeur. "Pour être honnête pas du tout", a-t-il répondu. "Le contexte FIBA n’a rien à voir. Mon agent s’occupe de tout et moi je suis à 100% ici. Je n’y pense même pas."

A 28 ans, Evan Fournier semble avoir franchi un nouveau cap en Equipe de France. Déjà meilleur marqueur du groupe à la Coupe du Monde 2019 son impact sur et en dehors du terrain est encore plus évident en 2021. "C’est notre leader offensif. On le savait avant même avant qu’on ne se réunisse. Il le sait aussi. Il s’est préparé en fonction. Il s’est comporté en leader pendant toute la préparation", remarque Moustapha Fall. Un leader qui a désormais les quarts de finale en point de mire.

Surtitre: 
Jeux Olympiques - 5x5 masculins
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Tokyo
Date d’écriture: 
Mercredi, 28. Juillet 2021
Vignette: 
Chapeau: 
Evan Fournier a longtemps cru qu’une fois encore les Jeux se refuseraient à lui. A Tokyo, pour sa première expérience olympique, il brille de mille feux.
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Bellenger/IS/FFBB
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Du travail bien fait

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La France n’avait que peu de repères face à la République Tchèque. Les deux équipes ont eu l’occasion de s’affronter lors des qualifications pour la Coupe du Monde 2019 mais les fenêtres FIBA, dont le calendrier abscons prive les sélections de leurs meilleurs joueurs, ne permettent pas de juger du vrai niveau des forces en présence.

Vincent Collet avait mis ses troupes en garde. Le collectif tchèque est parfaitement huilé et peut faire des ravages. Il ne croyait pas si bien dire. C’est une violente tempête de grêles qui s’est abattue sur la défense française au premier quart-temps. Huit tirs primés au total sur neuf tentés. Un ahurissant show extérieur qui aurait pu enterrer bien des équipes. Mais si le début de compétition est une indication du caractère d’un groupe, l’Equipe de France version 2021 semble du meilleur cru.

Elle a su faire le dos rond pendant quelques minutes, démontrant qu’elle aussi possède un spectaculaire potentiel offensif. Et plus particulièrement grâce à la qualité de ses arrières. Le retour de Thomas Heurtel et l’intégration de Timothé Luwawu-Cabarrot lui offrent encore plus de solutions. Et lorsque l’adresse tchèque a baissé, notamment grâce à une agressivité plus grande sur les shooteurs, les hommes de Ronen Ginzburg ont été incapables de ralentir le duo Evan Fournier – Nando De Colo. Les pépins physiques d’Andrew Albicy et Frank Ntilikina ont définitivement repositionné le Nordiste au poste de meneur, celui qu’il a occupé toute la saison avec Fenerbahçe.

Une vraie réussite, d’autant plus qu’à son relais Thomas Heurtel reste un virtuose du jeu sur pick n’roll. Cette joyeuse troupe a livré une véritable master-class au deuxième quart-temps (29-12). A la pause, les extérieurs avait inscrit la bagatelle de 45 points sur les 51 de leur équipe ! Et le passage aux vestiaires n’a pas ralenti la machine. Rudy Gobert dominateur au rebond assurait les relances et Vincent Poirier, désormais positionné au poste 4, se régalait à la finition.

L’écart enflait jusqu’à +26 dans le quatrième quart-temps avant que les Tchèques ne sortent quelque peu la tête de l’eau. Logique puisque les coéquipiers de Tomas Satoransky avaient besoin de limiter la casse tandis que les Bleus pouvaient paisiblement attendre le coup de sifflet final.

Ce deuxième succès, couplé à la victoire des Etats-Unis sur l’Iran, assure à l'Equipe de France la première place de la poule, quel que soit le résultat contre l'Iran. Le début idéal dans ce tournoi olympique.

Les réactions
Vincent Collet : "Je suis satisfait parce que ce n'est jamais facile de jouer après une victoire contre les Etats-Unis. Le groupe a été solide, sérieux et nous savons que rien ne nous sera donné. Il faut continuer à s'améliorer, c'est le seul moyen d'atteindre notre objectif. Après un début difficile nous avons réussi à les ralentir. La République Tchèque jouait très bien et ce n'est pas seulement parce que nous les laissions faire. Nous n'avons pas paniqué et je crois qu'ils se sont fatigués. Les entrées de Timothé Luwawu-Cabarrot et Thomas Heurtel nous ont apporté beaucoup. Evan Fournier et Nando De Colo sont vraiment ce qu'on appelle des leaders. On va mettre à profit cette situation pour se reposer puis se préparer. On sait qu'il faudra faire un grand match pour gagner le quart de finale."

Nando De Colo : "On a commencé un peu légèrement. Mais à part le premier quart-temps nous avons été sérieux. Le banc a apporté l'agressivité dont nous avions besoin et nous savions sur 40 minutes cela ferait la différence. 

Surtitre: 
Jeux Olympiques - 5x5 masculins
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Tokyo
Date d’écriture: 
Mercredi, 28. Juillet 2021
Vignette: 
Chapeau: 
Sa démonstration face à la République Tchèque, balayée 97-77, permet à l’Equipe de France de s’assurer la première place de sa poule et une qualification en quart de finale.
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Bellenger/IS/FFBB
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Tours Eiffel jumelles

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Depuis l’avènement des Golden State Warriors, le small ball est roi au basket. Un arrière, deux arrières, trois arrières. Un poste 3 décalé en 4. En poste 4 décalé en 5. Les géants sont parfois relégués sur le banc face à des équipes capables d’écarter le jeu et de faire pleuvoir les tirs primés. Les Etats-Unis sont venus à Tokyo avec un seul véritable pivot vieille école, Javale McGee, utilisé 2 minutes dimanche. Bam Adebayo joue à ce poste mais ne culmine qu’à 2,06 m et Draymond Green dépanne avec son petit double mètre.

Si Evan Fournier a été l’exécuteur des hautes œuvres dans les dernières minutes, c’est pourtant en jouant avec deux éléments à plus de 2,10 m ensemble sur le terrain que l’Equipe de France a renversé le match lors d’un troisième quart-temps sublime. Un coup de génie et un coup de chance puisque c’est la blessure de Timothé Luwawu-Cabarrot après une minute au retour des vestiaires qui a précipité cet ajustement. Vincent Poirier a alors été aligné au côté de Rudy Gobert, livrant 10 minutes productives (3 points, 4 rebonds, 2 passes) ponctuées d’un +10 sur la période. "Je rentre parce que Timothé se blesse. Je suis le premier surpris", souriait le pivot du Real Madrid. "Mais mon état d’esprit c’était de rester concentré. Il faut être prêt. J’ai tout donné et ça a réussi. Ce n’était pas forcément prévu de jouer avec deux grands face à ce type d’équipe. Coup de poker, ça a marché, tant mieux." Une configuration inédite quasiment jamais testée mais au rendu séduisant. "On a dû passer cinq minutes à le faire à un entraînement et on ne l’a pas fait en match de préparation. Je rentre sur un poste 4 sur lequel je n’ai pas l’habitude de jouer. J’ai essayé de bien faire les choses, c’est tout."

Dès les premières minutes, l’Equipe de France avait décidé d’exploiter ses grands et Rudy Gobert (14 points, 9 rebonds) a pesé tout au long du match. Moustapha Fall, que Vincent Collet avait choisi de sélectionner pour les Jeux Olympiques afin d’offrir un point de fixation dos au cercle qui manquait parfois aux Bleus, a également parfaitement exploité son temps de jeu (7 points, 4 rebonds en 11’). "Plusieurs joueurs à des moments différents ont apporté un gros plus. Et ça c’est une équipe", se félicitait le coach tricolore. "On sait qu’ils jouent small ball, ils sont rapides avec de fortes individualités. Nous il faut jouer différemment. Si on joue comme eux on ne va pas y arriver", remarquait de son côté le nouveau joueur de l’Olympiakos.

A la sortie du parquet, les Bleus savouraient avec retenue leur deuxième victoire consécutive sur les Etats-Unis version NBA. Les Jeux n’ont commencé que depuis 48 heures et le prestige de ce succès ne garantit rien pour la suite. "Le deuxième match est le plus important et je le pense toujours. Il va falloir redescendre même si ce n'est pas facile", mettait d’ailleurs en garde Vincent Collet en conférence de presse.

Surtitre: 
Jeux Olympiques - 5x5 masculins
Auteur: 
Julien Guérineau, à Tokyo
Date d’écriture: 
Dimanche, 25. Juillet 2021
Vignette: 
Chapeau: 
La tactique et les circonstances ont poussé la France à jouer avec deux grands face au small ball américain. Un alignement payant avec notamment l’apport de Moustapha Fall et Vincent Poirier.
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Bellenger/IS/FFBB
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MONUMENTAL

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Le premier frisson aurait dû venir de la Saitama Super Arena dès le deuxième jour des Jeux. Un France – Etats-Unis en basket. Pluie de stars NBA dans un pays fasciné par les vedettes américaines. Mais la magnifique salle qui avait accueilli la phase finale de la Coupe du Monde en 2019 est malheureusement un immense bateau vide de 22.000 places. Une vision d’une tristesse absolue tant l’écrin est beau. "Ça m’a mis un coup la semaine dernière quand j’ai appris qu’il n’y aurait pas de fans", avait reconnu Evan Fournier avant le début des Jeux. La fête n’est en effet pas complète face à ces gradins déserts et le silence qui accompagne les rencontres ne rend pas justice aux acteurs du jeu.

Les meilleurs d’entre eux étaient présents pourtant dimanche soir avec en tête de liste celui que beaucoup considère comme le meilleur joueur du monde, Kevin Durant. C’est pourtant Evan Fournier qui aura été le plus en vue lors des premières minutes. L’arrière des Celtics a multiplié les prises d’initiative et avait déjà inscrit 12 points à la pause. L’autre élément central de l’attaque tricolore était la recherche du jeu intérieur face à une Team USA peu équipée dans ce domaine. Les troupes de Vincent Collet cherchaient à servir Rudy Gobert et Moustapha Fall, plutôt avec succès, mais l’absence totale de réussite au-delà des 6,75 m (1/11 en 20 minutes) ne leur permettait pas d’en tirer pleinement profit.

En face les Américains se reposaient sur ce qu’ils maîtrisent le mieux : des balles perdues provoquées et instantanément transformées en bijoux de contre-attaques. Avec en bonus le talent individuel extraordinaire de Damian Lillard capable de décocher des flèches lointaines à n’importe quel instant. Sans s’en rendre compte ou presque la France décrochait petit à petit et pointait à -8 (37-45) au moment de rejoindre les vestiaires.

Les Bleus n’ont cependant pas dévié de leur plan de jeu et même tenté d’enfoncer le clou en alignant les tours jumelles Rudy Gobert et Vincent Poirier pour débuter la seconde mi-temps après la sortie rapide de Timothé Luwawu-Cabarrot. Une option payante puisqu’elle provoquait rapidement la quatrième faute de Kevin Durant tandis que Fournier poursuivait son festival. Des tirs dans toutes les positions et parfois d’une incroyable difficulté. Celui qui n’avait pas caché sa frustration de ne pas avoir été retenu pour Rio en 2016 n’a pas l’intention de faire de la figuration. Les défenseurs US obligés d’être plus vigilants à l’extérieur le ballon pouvait arriver plus facilement près du cercle. Une superbe séquence de Nando De Colo tout à coup bouillant ponctuait un spectaculaire 25-11 sur le quart-temps pour reprendre le contrôle des opérations (62-56).

Mais les Etats-Unis demeurent capables de séries éclair et la France a pu le constater. Son attaque devenue tout à coup plus stagnante, elle encaissait un 1-13 initié par Jrue Holiday. Le tout récent champion NBA avec les Bucks n’est pas le visage le plus connu de sa sélection et il a beau avoir débarqué à Tokyo dans la nuit de vendredi à samedi sa puissance pour un arrière et sa capacité à trouver des angles pour pénétrer en font un joueur décisif. A -6 la France aurait pu s’effondrer mais le retour de Yabusele, un tir de Batum puis deux énormes shoots de Fournier la propulsaient définitivement en tête.

Le premier frisson est finalement devenu un tremblement de terre. Dès la première journée du tournoi les stars NBA sont à terre. Et l'Equipe de France a porté le premier coup.

Surtitre: 
Jeux Olympiques - 5x5 masculins
Auteur: 
par Julien Guérineau, à Tokyo
Date d’écriture: 
Dimanche, 25. Juillet 2021
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Chapeau: 
Deux ans après son exploit en quart de finale de la Coupe du Monde, l’Equipe de France a de nouveau déboulonné les stars NBA de leur piédestal : 83-76.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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